Simenon, Georges - Maigret chez les Flamands

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    Maigret chez les Flamands
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Simenon, Georges - Maigret chez les Flamands краткое содержание

Maigret chez les Flamands - описание и краткое содержание, автор Simenon, Georges, читайте бесплатно онлайн на сайте электронной библиотеки LibKing.Ru

Quand Maigret descendit du train, en gare de Givet, la première personne qu'il vit, juste en face de son compartiment, fut Anna Peeters. à croire qu'elle avait prévu qu'il s'arrêterait à cet endroit du quai exactement !


Elle n'en paraissait pas étonnée, ni fière. Elle était telle qu'il l'avait vue à Paris, telle qu'elle devait être toujours, vêtue d'un tailleur gris fer, les pieds chaussés de noir, chapeautée de telle sorte qu'il était impossible de se souvenir ensuite de la forme ou même de la couleur de son chapeau.


[http://www.amazon.fr/Chez-flamands-Georges-Simenon/dp/2253124931](http://www.amazon.fr/Chez-flamands-Georges-Simenon/dp/2253124931)

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— Une heure.

— Vous saviez que Joseph Peeters allait venir ?

Un léger trouble. Il ne dura qu’une seconde et elle reprit aussitôt :

— Il vient tous les samedis, à la même heure.

— Est-ce qu’il y a le téléphone dans la maison ?

— Ici, non ! Chez nous, naturellement ! Mon père en a tout le temps besoin.

Elle commençait à lui déplaire, il ne savait pas pourquoi. Ou plus exactement à l’énerver ! Il n’aimait pas ses airs de bébé, sa façon volontairement enfantine de parler, son regard qu’elle voulait candide.

— Tenez ! Il descend…

Et, en effet, on entendait des pas dans l’escalier. Joseph Peeters entrait dans la salle à manger, tout propre, tout net, les cheveux portant encore la trace du peigne mouillé.

— Vous étiez ici, monsieur le commissaire…

Il n’osa pas tendre la main. Il se tourna vers Marguerite.

— Et tu ne lui as encore rien offert ?

Dans la boutique, plusieurs personnes parlaient flamand. Anna arrivait à son tour, paisible, s’inclinait comme on avait dû le lui apprendre au couvent.

— C’est vrai, monsieur le commissaire, qu’il y a eu un scandale, hier au soir, dans un café de la ville ?… Je sais que les gens exagèrent toujours… Mais… asseyez-vous ! Joseph !… Va chercher quelque chose à boire…

Il y avait un feu de boulets dans la cheminée. Le piano était ouvert.

Maigret cherchait à préciser une impression qu’il avait eue dès son arrivée, mais chaque fois qu’il se croyait sur le point d’atteindre le but, sa pensée devenait fuyante.

Il y avait quelque chose de changé. Seulement il ne savait pas quoi.

Et il était maussade. Il avait son visage fermé, son front buté des mauvais jours. Exactement, il avait envie de commettre quelque incongruité pour rompre toute cette harmonie qui l’entourait.

C’était Anna qui lui inspirait le plus ce sentiment confus. Elle portait toujours la même robe grise qui donnait à ses formes un aspect immuable de statue.

Est-ce que vraiment les événements avaient prise contre elle ? Elle se mouvait et ses gestes ne déplaçaient pas un seul des plis du vêtement. Son visage restait serein.

Elle faisait penser à un personnage de tragédie antique égaré dans la vie quotidienne et mesquine d’une petite ville de frontière.

— Est-ce qu’il vous arrive de servir au magasin ?

Il n’avait pas osé dire : à la boutique.

— Souvent ! Je remplace maman.

— Et vous servez à boire aussi ?

Elle ne sourit pas. Elle se contenta de manifester de l’étonnement.

— Pourquoi pas ?

— Il arrive que les mariniers soient ivres, n’est-ce pas ? Ils doivent se montrer très familiers, peut-être entreprenants ?

— Pas ici !

Et c’était à nouveau la statue ! Elle était sûre d’elle !

— Préférez-vous du porto ou bien… ?

— Plutôt un verre de ce schiedam que vous m’avez offert l’autre jour.

— Va demander à maman la bouteille de « vieux système », Joseph.

Et Joseph obéissait.

Fallait-il changer l’ordre hiérarchique imaginé par Maigret et qui était celui-ci : Joseph d’abord, véritable dieu de la famille. Puis Anna. Puis Maria. Puis Mme Peeters, consacrée à l’épicerie. Enfin le père endormi dans son fauteuil.

Anna, sans heurt, semblait prendre la première place.

— Vous n’avez rien découvert de nouveau, monsieur le commissaire ?… Vous avez vu que les bateaux commencent à partir ?… La navigation est rétablie jusqu’à Liège, peut-être jusqu’à Maëstricht… Dans deux jours, il n’y aura plus ici que trois ou quatre péniches à la fois…

Pourquoi disait-elle cela ?

— Mais, non, Marguerite ! Les verres à pied…

Car Marguerite prenait des verres dans le buffet.

Maigret était toujours tourmenté par son besoin de rompre l’équilibre et il profita de ce que Joseph était dans la boutique, sa cousine occupée à choisir les verres, pour montrer à Anna le portrait de Gérard Piedbœuf.

— Il faudra que je vous en parle !… dit-il à mi-voix.

Il la regardait ardemment. Mais, s’il espérait troubler la quiétude du visage, il dut être déçu. Elle se contenta d’esquisser un signe de complice à complice. Un signe qui disait :

— Oui… Plus tard…

Et, à son frère qui entrait :

— Il y a encore beaucoup de monde ?

— Cinq personnes.

Anna devait faire preuve aussitôt du sens des nuances. La bouteille que Joseph apportait était surmontée d’un mince tuyau en étain permettant de verser le liquide sans en perdre une goutte.

Avant de servir, la jeune fille retira cet accessoire, marquant ainsi qu’il n’était pas de mise dans un salon, avec des invités.

Maigret chauffa un instant son verre dans le creux de sa main.

— À votre santé ! dit-il.

— À votre santé ! répéta Joseph Peeters, qui était le seul à boire.

— Nous avons dès à présent la preuve que Germaine Piedbœuf a été assassinée.

Il n’y eut que Marguerite à pousser un petit cri effarouché, un vrai petit cri de jeune fille comme on en entend au théâtre.

— C’est affreux !

— On m’en a parlé, mais je ne voulais pas le croire ! dit Anna. Cela va rendre notre situation encore plus difficile, n’est-ce pas ?

— Ou plus facile ! Surtout si je parviens à prouver que votre frère n’était pas à Givet le 3 janvier.

— Pourquoi ?

— Parce que Germaine a été tuée à coups de marteau.

— Mon Dieu !… Taisez-vous !…

C’était Marguerite qui se dressait, toute pâle, près de s’évanouir.

— J’ai le marteau dans ma poche.

— Non ! Je vous en supplie… Ne le montrez pas…

Mais Anna, elle, restait calme. Ce fut à son frère qu’elle s’adressa.

— Ton camarade est revenu ? questionna-t-elle.

— Hier.

Alors elle expliqua au commissaire :

— C’est le camarade avec qui il a passé la soirée du 3 janvier dans un café à Nancy… Il était parti pour Marseille, il y a une dizaine de jours, à la suite de la mort de sa mère… Il vient de revenir…

— À votre santé ! répondit Maigret en vidant son verre.

Et il prit la bouteille, se servit à nouveau. De temps en temps la sonnette tintait. Ou bien on entendait le bruit d’une petite pelle qui versait du sucre dans un sac de papier et le heurt de la balance.

— Votre sœur ne va pas mieux ?

— On croit qu’elle pourra se lever lundi ou mardi. Mais elle ne reviendra sans doute pas ici pour longtemps.

— Elle se marie ?

— Non ! Elle veut se faire religieuse. C’est une idée qu’elle caresse depuis longtemps.

À quoi Maigret reconnut-il qu’il se passait quelque chose dans la boutique ? Les bruits étaient les mêmes, peut-être moins forts. L’instant d’après, pourtant, Mme Peeters parlait français.

— Vous les trouverez dans le salon…

Des portes ouvertes et fermées. L’inspecteur Machère qui s’arrêtait sur le seuil, très animé, faisant un effort pour rester calme et qui regardait le commissaire attablé devant son verre de genièvre.

— Qu’est-ce que c’est, Machère ?

— Le… Je voudrais vous dire deux mots en particulier.

— À propos de quoi ?

— Du…

Il hésitait à parler, esquissait des signes d’intelligence que tout le monde comprenait.

— Ne te gêne pas.

— C’est le marinier…

— Il est revenu ?

— Non… Il…

— Il a fait des aveux ?

Machère était au supplice. Il venait pour une communication qu’il considérait comme de la plus haute importance et qu’il voulait secrète et on l’obligeait à parler devant trois personnes !

— Il… On a retrouvé sa casquette et son veston…

— Le vieux ou le neuf ?

— Je ne comprends pas.

— Est-ce son veston des dimanches, en drap bleu, qu’on a retrouvé ?

— En drap bleu, oui… Sur la berge…

Tout le monde se taisait. Anna, qui était debout, regardait l’inspecteur sans qu’un trait de son visage tressaillît. Joseph Peeters se caressait les mains avec énervement.

— Continue !

— Il a dû se jeter dans la Meuse… Sa casquette a été repêchée près de la péniche qui était juste derrière lui… La péniche l’a arrêtée. Comprenez-vous ?…

— Ensuite ?

— Quant au veston, il était sur la berge… Et il y avait ce papier épinglé…

Il le tira de son portefeuille avec précaution. C’était un bout de papier informe, détrempé par la pluie. C’est à peine si l’on pouvait encore lire :

Je suis une crapule. J’aime encore mieux la rivière…

Maigret avait lu à mi-voix. Joseph Peeters questionna d’une voix troublée :

— Je ne comprends pas… Qu’est-ce qu’il veut dire ?…

Machère restait debout, dérouté, mal à l’aise. Marguerite regardait chaque personnage tour à tour de ses grands yeux inexpressifs.

— Je crois que c’est vous qui… commença l’inspecteur.

Et Maigret se levait, cordial, avec un sourire de bonne compagnie aux lèvres. Il s’adressait plus particulièrement à Anna.

— Vous voyez !… Je vous parlais tout à l’heure d’un marteau…

— Taisez-vous !… supplia Marguerite.

— Qu’est-ce que vous faites, demain après-midi ?

— Comme tous les dimanches… Nous restons en famille… Il ne manquera que Maria…

— Vous permettez que je vienne vous présenter mes hommages ? Peut-être y aura-t-il de cette excellente tarte au riz ?

Et Maigret se dirigea vers le corridor où il endossa son pardessus que la pluie rendait deux fois plus lourd.

— Vous m’excuserez… balbutiait Machère. C’est le commissaire qui a voulu…

— Viens !

Dans la boutique, Mme Peeters s’était hissée sur un escabeau pour prendre, dans la plus haute case, un paquet d’amidon. Une femme de marinier attendait, l’air morne, un filet à provisions au bras.

VIII

La visite aux ursulines

Il y avait un petit groupe de gens près de l’endroit où l’on avait repêché la casquette, mais le commissaire, entraînant Machère, marcha dans la direction du pont.

— Vous ne m’aviez pas parlé de ce marteau… Sinon, il est évident que…

— Qu’as-tu fait toute la journée ?

Et l’inspecteur eut la mine d’un écolier pris en faute.

— Je suis allé à Namur… Je voulais m’assurer que l’entorse de Maria Peeters…

— Eh bien ?

— On n’a pas voulu me laisser entrer… Je suis tombé dans un couvent de religieuses qui me regardaient comme un hanneton échoué dans la soupe…

— Tu as insisté ?

— J’ai même menacé.

Maigret réprimait un sourire amusé. Près du pont, il pénétra dans un garage qui faisait la location de voitures et il en demanda une avec chauffeur pour se rendre à Namur.

Cinquante kilomètres aller et cinquante kilomètres retour, le long de la Meuse.

— Tu viens avec moi ?

— Vous voulez ?… Puisque je vous dis qu’on ne vous recevra pas… Sans compter que maintenant qu’on a trouvé le marteau…

— Bon ! Fais autre chose. Prends une auto aussi. Va dans toutes les petites gares qui se trouvent dans un rayon de vingt kilomètres. Assure-toi que le marinier n’y a pas pris le train…

Et la voiture de Maigret démarra. Bien calé dans les coussins, le commissaire fuma béatement sa pipe, ne voyant du paysage que quelques lumières qui étoilaient les deux côtés de la voiture.

Il savait que Maria Peeters était régente dans une école tenue par les ursulines. Il savait aussi que celles-ci sont, dans la hiérarchie religieuse, l’équivalent des jésuites, c’est-à-dire qu’elles forment en quelque sorte l’aristocratie enseignante. L’école de Namur devait être fréquentée par tout le haut gratin de la province.

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