Simenon, Georges - Maigret chez les Flamands

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    Maigret chez les Flamands
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Simenon, Georges - Maigret chez les Flamands краткое содержание

Maigret chez les Flamands - описание и краткое содержание, автор Simenon, Georges, читайте бесплатно онлайн на сайте электронной библиотеки LibKing.Ru

Quand Maigret descendit du train, en gare de Givet, la première personne qu'il vit, juste en face de son compartiment, fut Anna Peeters. à croire qu'elle avait prévu qu'il s'arrêterait à cet endroit du quai exactement !


Elle n'en paraissait pas étonnée, ni fière. Elle était telle qu'il l'avait vue à Paris, telle qu'elle devait être toujours, vêtue d'un tailleur gris fer, les pieds chaussés de noir, chapeautée de telle sorte qu'il était impossible de se souvenir ensuite de la forme ou même de la couleur de son chapeau.


[http://www.amazon.fr/Chez-flamands-Georges-Simenon/dp/2253124931](http://www.amazon.fr/Chez-flamands-Georges-Simenon/dp/2253124931)

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Dans une pile de linge, il y eut un froissement qui n’était pas celui de la toile, mais un froissement de papier.

Un portrait encore. Un portrait d’amateur en sépia. Un jeune homme aux cheveux bouclés, aux traits fins, à la lèvre supérieure qui s’avançait dans un sourire confiant, un tantinet ironique.

Maigret ne savait pas qui cela lui rappelait. Mais cela lui rappelait quelque chose.

Jusqu’à mon jour dernier…

Une voix grave, presque une voix masculine qui s’éteignait lentement. Puis un appel :

— Je dois continuer, monsieur le commissaire ?

Il ferma les portes des armoires, mit la photographie dans la poche de son veston, pénétra vivement dans la chambre de Joseph Peeters.

— Ce n’est pas la peine.

Il remarqua qu’Anna était plus pâle à son retour. Est-ce qu’elle avait chanté avec trop d’âme ? Son regard examinait la pièce sans rien y trouver d’anormal.

— Je ne comprends pas… Je voudrais vous demander quelque chose, monsieur le commissaire. Vous avez vu Joseph, hier soir… Qu’est-ce que vous pensez de lui ?… Croyez-vous qu’il soit capable…

Elle avait retiré, en bas sans doute, le fichu qui couvrait sa tête. Maigret eut même l’impression qu’elle s’était lavé les mains.

— Il faut, comprenez-vous, il faut, continua-t-elle, que tout le monde reconnaisse son innocence !… Il faut qu’il soit heureux !…

— Avec Marguerite Van de Weert ?

Elle ne dit rien. Elle soupira.

— Quel âge a votre sœur Maria ?

— Vingt-huit ans… Tout le monde est d’accord pour dire qu’elle deviendra directrice de l’école de Namur…

Maigret tâtait le portrait dans sa poche.

— Pas d’amoureux ?

Et la réponse, aussitôt :

— Maria ?

Cela signifiait :

— Maria, un amoureux ?… Vous ne la connaissez pas !…

— Je vais poursuivre mon enquête ! dit Maigret en se dirigeant vers le palier.

— Vous avez déjà obtenu des résultats ?

— Je ne sais pas.

Elle le suivit dans l’escalier. En traversant la cuisine, il aperçut le vieux Peeters qui avait pris place dans son fauteuil et qui ne dut même pas le voir.

— Il ne se rend plus compte de rien, soupira Anna.

Dans l’épicerie, il y avait trois ou quatre personnes.

Mme Peeters versait du genièvre dans des verres. Elle salua en inclinant le buste, sans lâcher sa bouteille, puis continua à parler flamand.

Elle devait expliquer que le visiteur était le commissaire venu de Paris, car les mariniers se tournèrent vers Maigret avec respect.

Dehors, l’inspecteur Machère était occupé à examiner un bout de terrain où le sol était moins ferme qu’ailleurs.

— Du nouveau ? questionna le commissaire.

— Je ne sais pas ! Je cherche toujours le cadavre ! Parce que, tant qu’on ne mettra pas la main dessus, il sera impossible d’avoir ces gens-là…

Et il se tourna vers la Meuse avec l’air de dire que le corps n’était pas parti par là.

IV

Le portrait

Il était un peu plus de midi. Maigret, pour la quatrième fois peut-être depuis le matin, longeait la berge. De l’autre côté de la Meuse, il y avait un grand mur d’usine peint à la chaux, une poterne et des douzaines d’ouvriers et d’ouvrières qui sortaient, à pied ou à vélo.

La rencontre eut lieu cent mètres avant le pont. Le commissaire croisa quelqu’un en le regardant en face, et quand il se retourna ensuite il vit l’autre se retourner.

C’était l’original du portrait trouvé dans le linge d’Anna.

Une brève hésitation. Ce fut le jeune homme qui fit un pas dans la direction de Maigret.

— Vous n’êtes pas le policier de Paris ?

— Gérard Piedbœuf, sans doute ?

« Le policier de Paris. » C’était la cinquième ou la sixième fois depuis le matin que Maigret s’entendait appeler ainsi. Et il comprenait très bien la nuance. Son collègue Machère, de Nancy, était là pour faire l’enquête sans plus. On le regardait aller et venir et quand on avait l’impression de savoir quelque chose on courait le lui dire.

Maigret, lui, était « le policier de Paris », mandé par les Flamands, venu tout exprès pour les laver de tout soupçon. Et, dans la rue, les gens qui le connaissaient déjà le suivaient des yeux sans la moindre sympathie.

— Vous venez de chez moi ?

— J’y suis allé, mais ce matin, de bonne heure, et je n’ai vu que votre neveu…

Gérard n’avait plus tout à fait l’âge du portrait. Si sa silhouette était encore très jeune, jeune aussi sa façon de se coiffer et de s’habiller, on s’apercevait, de près, qu’il avait dépassé le cap des vingt-cinq ans.

— Vous avez à me parler ?

En tout cas, son défaut n’était pas la timidité. Pas une fois il ne détourna le regard. Il avait les yeux bruns, très brillants, des yeux qui devaient plaire aux femmes, d’autant plus que son teint était mat, ses lèvres bien dessinées.

— Peuh !… J’ai à peine commencé mon enquête…

— Pour le compte des Peeters, je sais ! Tout le pays le sait ! On le savait même avant votre arrivée… Vous êtes un ami de la famille et vous vous faites fort de…

— De rien du tout ! Ah ! votre père se lève…

On apercevait la petite maison. Au premier étage, le store se soulevait et l’on devinait la silhouette d’un homme à fortes moustaches grises qui regardait à travers les vitres.

— Il nous a vus ! dit Gérard. Il va s’habiller…

— Est-ce que vous connaissiez personnellement les Peeters ?

Ils marchaient le long du quai, faisant volte-face chaque fois qu’ils arrivaient à une bitte d’amarrage située à cent mètres de l’épicerie. L’air était vif. Gérard portait un pardessus trop mince, mais dont la coupe très cintrée devait le séduire.

— Que voulez-vous dire ?

— Il y a trois ans que votre sœur est la maîtresse de Joseph Peeters. Allait-elle chez lui ?

L’autre haussa les épaules.

— S’il fallait reprendre tout cela en détail !… D’abord, un peu avant la naissance de l’enfant, Joseph jurait qu’il l’épouserait… Puis le docteur Van de Weert est venu, de la part des Peeters, offrir dix mille francs pour que ma sœur quitte le pays et n’y revienne plus… La première sortie de Germaine, une fois relevée de ses couches, a été pour aller montrer l’enfant aux Peeters… Une scène terrible, car on ne voulait pas la laisser entrer et la vieille la traitait de fille perdue… Enfin, cela a fini par se tasser… Joseph promettait toujours d’épouser… Mais il voulait terminer d’abord ses études…

— Et vous ?

— Moi ?

Il commença par feindre de ne pas comprendre. Mais, presque aussitôt, il changea d’avis, esquissa un sourire à la fois vaniteux et ironique.

— On vous a raconté quelque chose ?

Maigret, tout en marchant le long du quai, tira le petit portrait de sa poche, le montra à son compagnon.

— Par exemple ! Si je me doutais que cela existât encore !…

Il voulut le prendre, mais le commissaire le remit dans son portefeuille.

— C’est elle qui ?… Non ! Ce n’est pas possible… Elle est trop fière pour ça… Du moins, maintenant !…

Et, pendant toute cette conversation, Maigret ne cessait d’observer son compagnon. Est-ce qu’il était tuberculeux comme sa sœur et sans doute comme le fils de Joseph ? Ce n’était pas sûr ! Mais il avait cette séduction de certains poitrinaires : des traits fins, une peau transparente, des lèvres sensuelles et moqueuses tout ensemble.

Son élégance était celle d’un petit employé et il avait cru devoir mettre un brassard de crêpe à son pardessus beige.

— Vous lui avez fait la cour ?

— C’est une vieille histoire… Cela date du temps où ma sœur n’avait pas encore l’enfant… Il y a au moins quatre ans…

— Continuez…

— Voilà mon père qui vient jeter un coup d’œil au coin de la rue.

— Continuez quand même.

— C’était un dimanche… Germaine devait aller visiter les grottes de Rochefort avec Joseph Peeters… Au dernier moment, on m’a demandé d’y aller, parce qu’une des sœurs était de la partie… Les grottes sont à vingt-cinq kilomètres d’ici… On a déjeuné sur l’herbe… J’étais très gai… Après, les deux couples se sont séparés pour se promener dans les bois…

Le regard de Maigret pesait toujours sur lui, sans rien exprimer de ses pensées.

— Ensuite ?

— Eh bien ? oui…

Et Gérard souriait avec fatuité et malice.

— Je ne pourrais même plus dire comment cela s’est fait… Je n’ai pas l’habitude de traîner les choses en longueur… Elle ne s’y attendait pas et…

Maigret lui posa la main sur l’épaule, questionna avec lenteur.

— C’est vrai, ça ?

Et il comprit que c’était vrai ! Anna, à ce moment-là, avait vingt et un ans…

— Après ?

— Rien ! Elle est trop moche… En revenant, dans le train, elle me regardait fixement dans les yeux et j’ai bien compris que le mieux à faire était de la laisser tomber…

— Elle n’a pas essayé… ?

— Rien du tout ! Je me suis arrangé pour l’éviter. Elle a senti qu’il n’y avait pas à insister… Seulement, quand nous nous croisons dans la rue, j’ai l’impression que si ses yeux étaient des revolvers…

On approchait du père Piedbœuf qui, sans faux col, les pieds dans des pantoufles de drap, attendait les deux hommes.

— On me dit que vous êtes venu ce matin… Entrez, je vous en prie… Tu as raconté au commissaire, Gérard… ?

Maigret s’engagea dans l’escalier étroit dont les marches de bois blanc ne paraissaient pas solides. La même pièce servait de cuisine, de salle à manger et de salon. C’était pauvre et laid. La table était couverte d’une toile cirée à dessins bleus.

— Qui est-ce qui l’aurait tuée ?… commença brutalement Piedbœuf, qu’on sentait d’une intelligence médiocre. Elle est partie ce soir-là en me disant qu’elle n’avait pas encore reçu son mois, ni même des nouvelles de Joseph.

— Son mois ?

— Oui ! Il versait cent francs par mois pour l’entretien de l’enfant… C’est bien le moins et…

Gérard, qui sentait que son père allait recommencer des jérémiades déjà connues, l’interrompit.

— Cela n’intéresse pas le commissaire ! Ce qu’il veut, ce sont des faits, des preuves ! Eh bien ! moi, j’ai tout au moins la preuve que Joseph Peeters, qui prétend ne pas être venu à Givet ce jour-là, y était… Il est arrivé en moto et…

— Vous voulez parler du témoignage ?… Il ne vaut plus rien… Un autre motocycliste s’est présenté en affirmant que c’est lui qui passait sur le quai un peu après huit heures…

— Ah !…

Et, agressif :

— Vous êtes contre nous ?

— Je ne suis avec personne ! Je ne suis contre personne ! Je cherche la vérité.

Mais Gérard ricana, dit à son père, à voix haute :

— Le commissaire n’est venu ici que pour essayer de nous prendre en défaut… Vous m’excuserez, commissaire… Mais il faut que je mange… Je dois gagner ma vie, moi, et mon bureau ouvre à deux heures !…

À quoi bon discuter ? Maigret jeta un dernier regard autour de lui, aperçut le lit-cage de l’enfant dans la pièce voisine, se dirigea vers la porte.

Machère l’attendait à l’Hôtel de la Meuse. Les voyageurs de commerce prenaient leur repas dans une petite salle séparée du café par une porte vitrée.

Mais, dans le café même, on pouvait casser la croûte, sans nappe, et il y avait quelques personnes qui mangeaient de la sorte.

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