Simenon, Georges - La danseuse du Gai-Moulin

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    La danseuse du Gai-Moulin
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Simenon, Georges - La danseuse du Gai-Moulin краткое содержание

La danseuse du Gai-Moulin - описание и краткое содержание, автор Simenon, Georges, читайте бесплатно онлайн на сайте электронной библиотеки LibKing.Ru

Deux jeunes noceurs endettés – un bourgeois désaxé et le fils d'un employé – fréquentent à Liège « Le Gai-Moulin », une boîte de nuit où ils courtisent l'entraîneuse Adèle. A la fin d'une soirée qu'elle a passée, à une table voisine des jeunes gens, en compagnie d'un Levantin arrivé le jour même dans la ville, Delfosse et Chabot se laissent enfermer dans la cave de l'établissement afin de s'emparer de la recette. Dans l'obscurité, ils entr'aperçoivent ce qu'ils croient être un cadavre, celui du Levantin ; ils prennent la fuite. Le lendemain, émoi dans la presse : le corps d'Ephraïm Graphopoulos, le client de passage, est découvert à l'intérieur d'une manne d'osier abandonnée dans un jardin public. L'enquête aboutit rapidement à l'arrestation des deux jeunes gens. Mais il y a un troisième suspect : un autre client de passage, un Français, également présent au « Gai-Moulin » le soir du meurtre.


[http://www.amazon.fr/Danseuse-du-Gai-Moulin-Georges-Simenon/dp/2253142549](http://www.amazon.fr/Danseuse-du-Gai-Moulin-Georges-Simenon/dp/2253142549)

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Le souffle rauque cessa au moment où Delfosse ouvrait les yeux, et aussitôt il se dressa sur son séant, lança autour de lui un regard apeuré.

Les rideaux de la chambre n’avaient pas été fermés et l’ampoule électrique brûlait toujours, mêlant ses rayons jaunes à la lumière du jour. Une rumeur de ville en pleine activité montait de la rue.

Plus près, une respiration régulière. C’était Adèle, à demi dévêtue seulement, couchée sur le ventre, la tête dans l’oreiller. Une chaleur moite se dégageait de son corps. Un pied était encore chaussé et le haut talon s’enfonçait dans l’édredon de soie or.

René Delfosse était malade. Sa cravate l’étranglait. Il se leva pour chercher de l’eau, en trouva dans la carafe, mais ne vit pas de verre. Il but l’eau tiédie à même le récipient, goulûment, se regarda dans le miroir de la toilette.

Son cerveau était lent. Les souvenirs ne venaient qu’un à un et il subsistait des trous. Par exemple, il ne se souvenait pas de la façon dont il était arrivé dans cette chambre. Il interrogea sa montre. Elle était arrêtée, mais l’activité du dehors indiquait qu’il était au moins neuf heures du matin. Une banque, en face, était ouverte.

— Adèle !… appela-t-il pour ne plus être seul.

Elle remua, se mit sur le flanc, en chien de fusil, mais ne s’éveilla pas.

— Adèle !… Il faut que je te parle…

Il la contemplait sans désir. Peut-être même, à ce moment, la chair blanche de la femme l’écœurait-elle un peu ?

Elle ouvrit un œil, haussa les épaules, se rendormit. À mesure qu’il reprenait ses esprits, Delfosse devenait plus nerveux. Son regard trop mobile ne s’arrêtait nulle part. Il marcha vers la fenêtre, reconnut sur le trottoir d’en face l’inspecteur de police qui allait et venait sans quitter la porte des yeux.

— Adèle !… Éveille-toi, pour l’amour de Dieu !…

Il avait peur ! Une peur blanche ! Il ramassa son veston qui était par terre et, quand il l’eut endossé, il tâta machinalement les poches. Elles ne contenaient pas un centime.

Il but à nouveau et l’eau tombait, trop lourde, trop fade, sur son estomac malade. Un instant, il crut qu’il allait vomir, que cela le soulagerait, mais il n’y parvint pas.

La danseuse dormait toujours, les cheveux défaits, le visage luisant. Un sommeil têtu, dans lequel elle semblait s’enfoncer farouchement.

Delfosse remettait ses souliers, apercevait sur la table le sac de sa compagne. Alors une idée lui vint. Il alla s’assurer que le policier était encore dehors. Puis il attendit que le souffle d’Adèle fût plus régulier.

Il ouvrit le sac sans bruit. Pêle-mêle avec le rouge, la poudre et de vieilles lettres, il y avait environ neuf cents francs qu’il poussa dans sa poche.

Elle n’avait pas bougé. Il marcha vers la porte, sur la pointe des pieds. Il descendit l’escalier mais, au lieu de gagner la rue, il se dirigea vers la cour. C’était la cour de l’épicerie, encombrée de caisses et de tonneaux. Une porte cochère s’ouvrait sur une autre rue, où des camions attendaient.

Delfosse dut faire un effort pour ne pas courir. Et une demi-heure plus tard, il arrivait, en nage, devant la gare des Guillemins.

L’inspecteur Girard serra la main du collègue qui s’approchait de lui.

— Qu’est-ce qu’il y a ?

— Le commissaire demande que tu lui amènes le jeune homme et la danseuse. Voici les mandats.

— L’autre a avoué ?

— Il nie ! Ou plutôt il raconte je ne sais quelle histoire d’argent volé par son ami dans une chocolaterie. Son père est là-bas. Ce n’est pas gai…

— Tu viens avec moi ?

— Le patron n’a pas précisé… Pourquoi pas ?…

Et ils entrèrent dans l’immeuble, frappèrent à la porte de la chambre. Personne ne répondit. Alors l’inspecteur Girard tourna le bouton de la porte, qui s’ouvrit. Comme si elle eût senti le danger, Adèle s’éveilla soudain, se souleva sur les coudes, questionna d’une voix pâteuse :

— Qu’est-ce que c’est ?

— Police ! J’ai un mandat contre vous deux.

» Mais tonnerre de Dieu ! où est passé le jeune homme ?…

Elle le chercha du regard, elle aussi, tout en poussant ses jambes hors du lit. Une sorte d’instinct lui fit repérer son sac et elle se précipita vers l’objet ouvert, le fouilla fébrilement, glapit :

— Le voyou ! Il a filé avec mon argent !…

— Vous ne saviez pas qu’il était parti ?

— Je dormais… Mais il me le paiera !… Voyez-vous ces crapules de fils à papa !…

Girard avait aperçu un étui à cigarettes en or sur la table de nuit.

— À qui est-ce ?

— C’est lui qui l’aura oublié ici… Il l’avait dans les mains, hier au soir…

— Habillez-vous !

— On m’arrête ?

— J’ai en tout cas un mandat d’amener contre une certaine Adèle Bosquet, exerçant la profession de danseuse.

» Je suppose que c’est bien vous ?

— Ça va !

Elle ne s’affolait pas. Sa préoccupation dominante ne semblait pas être cette arrestation, mais le vol dont elle venait d’être victime. Tout en remettant de l’ordre dans sa coiffure, elle répéta deux ou trois fois :

— Le voyou !… Et moi qui dormais tranquillement !…

Les deux policiers regardaient autour d’eux en connaisseurs, échangeaient des œillades.

— Vous croyez que ce sera pour longtemps ? questionna-t-elle encore. Parce que, alors je prendrais du linge de rechange…

— Savons rien du tout ! On a reçu un ordre…

Elle haussa les épaules, soupira :

— Du moment que je n’ai rien à me reprocher !

Et, se dirigeant vers la porte :

— Je vous attends… Vous avez une voiture, au moins ?… Non ?… Alors j’aime autant marcher toute seule… Vous n’avez qu’à me suivre…

Elle fit claquer rageusement le fermoir de son sac, qu’elle emporta, tandis que l’inspecteur glissait l’étui à cigarettes dans sa poche.

D’elle-même, une fois dehors, elle se dirigea vers les bureaux de la police, où elle entra sans hésitation, ne s’arrêta que dans le large corridor.

— Par ici ! dit Girard. Un moment ! Je vais demander au chef si…

Une fausse manœuvre. Elle était déjà entrée ! Et, du premier coup d’œil, elle se rendait compte de la situation. Sans doute l’attendait-on, car il ne se passait rien. Le commissaire aux moustaches rousses faisait les cent pas dans la vaste pièce. Accoudé à un bureau, Chabot essayait de manger un sandwich qu’on lui avait apporté. Quant à son père, il était debout dans un coin, tête basse.

— Et l’autre ?… lança le chef quand il vit entrer Adèle accompagnée de Girard.

— Parti ! Il a dû filer par une porte de derrière ! D’après Mademoiselle, il a emporté le contenu de son sac…

Chabot n’osait regarder personne. Il avait déposé son sandwich à peine entamé.

— De beaux voyous, commissaire !… Ah ! on m’y reprendra à être gentille avec des cocos de cette espèce !…

— Doucement ! Doucement ! Et contentez-vous de répondre à mes questions.

— N’empêche qu’il a emporté toutes mes économies !

— Je vous prie de vous taire.

Girard parlait bas au commissaire, lui remettait l’étui à cigarettes en or.

— Dites-moi d’abord comment cet objet est arrivé dans votre chambre. Je suppose que vous le reconnaissez. Vous avez passé avec Graphopoulos sa dernière soirée. Il s’est servi plusieurs fois de cet étui que diverses personnes ont remarqué. Est-ce lui qui vous l’a donné ?

Elle regarda Chabot, puis le commissaire, affirma :

— Non !

— Alors, comment était-il chez vous ?

— C’est Delfosse…

Chabot redressa vivement la tête, voulut se précipiter, commença :

— Ce n’est pas vrai… Elle…

— Vous, allez vous asseoir !… Vous dites, mademoiselle, que c’est René Delfosse qui était en possession de cet étui. Vous rendez-vous compte de la gravité de cette accusation ?

Elle ricana :

— Et comment !… Il a bien volé l’argent qu’il y avait dans mon sac, lui…

— Il y a longtemps que vous le connaissez ?

— Peut-être trois mois… Depuis qu’il vient presque tous les jours au Gai-Moulin avec cet oiseau-ci… Des purés, d’ailleurs ! J’aurais mieux fait de me méfier… Mais vous savez comment ça va… Ils sont jeunes !… Ça repose d’aller faire une parlote avec eux… Je les traitais en copains, quoi !… Et, quand ils m’offraient un verre, j’avais encore soin de ne pas prendre quelque chose de trop cher…

Elle avait le regard dur.

— Vous avez été leur maîtresse à tous les deux ?

Elle pouffa.

— Même pas !… C’est sans doute ce qu’ils voulaient… Mais ils tournaient autour du pot sans oser se déclarer… Ils venaient chez moi, séparément, sous des prétextes, pour me voir m’habiller…

— Le soir du crime, vous avez bu du champagne avec Graphopoulos. Est-ce qu’il était convenu que vous le suivriez après la soirée ?

— Pour qui me prenez-vous ?… Je suis danseuse…

— Entraîneuse, plus exactement… On sait ce que cela veut dire… Vous êtes partie avec lui ?

— Non !

— Il vous a fait des propositions ?

— Oui et non. Il m’a parlé d’aller le retrouver à son hôtel, je ne sais même plus où. Je n’ai pas fait attention…

— Vous n’êtes pas sortie seule.

— C’est exact. Au moment où j’atteignais le seuil, un autre client, que je ne connais pas, et qui doit être Français, m’a demandé où se trouve la place Saint-Lambert. Je lui ai dit que j’allais de ce côté. Il m’a accompagnée un bout de chemin, puis soudain il m’a déclaré :

« Bon ! j’ai oublié mon tabac au bar… » Et il a fait demi-tour…

— Un homme de forte corpulence ?

— C’est cela !

— Vous êtes rentrée directement chez vous ?

— Comme chaque nuit.

— Et vous avez appris le crime le lendemain par les journaux ?

— Ce jeune homme était chez moi… C’est lui qui m’a dit…

Deux ou trois fois déjà, Chabot avait voulu intervenir, mais le commissaire le calmait d’un regard. Quant au père, il était toujours debout à la même place.

— Vous n’avez pas la moindre idée sur cet assassinat ?

Elle ne répondit pas tout de suite.

— Parlez ! Chabot vient d’avouer que ce soir-là, en compagnie de son ami, il était caché dans l’escalier de la cave, au Gai-Moulin.

Elle ricana.

— Il prétend qu’ils n’en voulaient tous les deux qu’à la caisse. Lorsqu’ils sont entrés dans la salle, un quart d’heure environ après la fermeture, ils auraient aperçu le cadavre de Graphopoulos…

— Sans blague !

— Selon vous, qui aurait pu commettre le crime ? Attendez ! Nous nous trouvons devant un nombre restreint de coupables possibles. D’abord Genaro, le patron de la boîte. Il prétend qu’il est parti tout de suite après vous en compagnie de Victor. Il affirme que Graphopoulos était déjà sorti.

Elle haussa les épaules tandis que Chabot la regardait d’un air à la fois dur et suppliant.

— Vous ne croyez pas à la culpabilité de Genaro ni de Victor ?

— C’est idiot ! laissa-t-elle tomber avec indifférence.

— Reste le client inconnu que vous prétendez avoir accompagné quelques instants. Il a pu revenir sur ses pas, seul ou avec vous…

— Et comment serait-il entré ?

— Vous êtes depuis assez longtemps de la maison pour vous être procuré une fausse clé !

Nouveau haussement d’épaules.

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