Simenon, Georges - Maigret chez les Flamands

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    Maigret chez les Flamands
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Simenon, Georges - Maigret chez les Flamands краткое содержание

Maigret chez les Flamands - описание и краткое содержание, автор Simenon, Georges, читайте бесплатно онлайн на сайте электронной библиотеки LibKing.Ru

Quand Maigret descendit du train, en gare de Givet, la première personne qu'il vit, juste en face de son compartiment, fut Anna Peeters. à croire qu'elle avait prévu qu'il s'arrêterait à cet endroit du quai exactement !


Elle n'en paraissait pas étonnée, ni fière. Elle était telle qu'il l'avait vue à Paris, telle qu'elle devait être toujours, vêtue d'un tailleur gris fer, les pieds chaussés de noir, chapeautée de telle sorte qu'il était impossible de se souvenir ensuite de la forme ou même de la couleur de son chapeau.


[http://www.amazon.fr/Chez-flamands-Georges-Simenon/dp/2253124931](http://www.amazon.fr/Chez-flamands-Georges-Simenon/dp/2253124931)

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Pas un détail qui ne fût bêtement, salement quotidien.

— Combien de coups ?

— Deux… Elle est tombée tout de suite… Je l’ai poussée sous le lit…

— Et, en bas, vous avez retrouvé votre mère, votre sœur Maria, ainsi que Marguerite qui venait d’arriver…

— Ma mère était dans la cuisine avec mon père, occupée à moudre le café du lendemain matin…

— Eh bien ! Anna ! cria à nouveau la voix de Mme Peeters. L’inspecteur veut partir…

Et ce fut Maigret qui, penché sur la rampe, répliqua :

— Qu’il attende !

Il referma la porte à clé.

— Vous avez mis votre sœur et Marguerite au courant ?

— Non ! Mais je savais que Joseph allait venir. Je n’étais pas capable de faire seule ce que j’avais à faire. En plus, je ne voulais pas qu’on voie mon frère dans la maison. J’ai dit à Maria d’aller l’attendre sur le quai afin qu’il ne se montre pas et qu’il laisse sa moto aussi loin que possible…

— Maria s’est étonnée ?

— Elle a eu peur. Elle ne comprenait pas. Mais elle a bien senti qu’elle devait obéir… Marguerite était au piano… Je lui ai demandé de jouer et de chanter… Car je savais que nous ferions du bruit, là-haut…

— Et c’est vous encore qui avez eu l’idée du réservoir du toit !

Il alluma sa pipe, qu’il avait bourrée machinalement.

— Joseph est venu vous rejoindre dans votre chambre. Qu’est-ce qu’il a dit en voyant ?…

— Rien ! Il ne comprenait pas ! Il me regardait avec épouvante. C’est à peine s’il a été capable de m’aider…

— À hisser le corps par la lucarne et à le traîner dans la corniche jusqu’au réservoir galvanisé !

De grosses gouttes de sueur coulaient sur le front du commissaire, qui grommela pour lui-même :

— Formidable !

Elle feignit de ne pas entendre.

— Si je n’avais pas tué cette femme, c’est Joseph qui serait mort…

— Quand avez-vous dit la vérité à Maria ?

— Jamais !… Elle n’a pas osé me questionner… Lorsqu’on a appris la disparition de Germaine, elle s’est doutée de quelque chose… C’est depuis lors qu’elle est malade…

— Et Marguerite ?

— Si elle a des soupçons, elle ne veut pas savoir… Vous comprenez ?…

S’il comprenait ! Mme Peeters qui continuait à aller et venir dans la maison sans se douter de rien et qui s’indignait des accusations des gens de Givet !

Le père Peeters, lui, se contentait de fumer des pipes dans son fauteuil d’osier où il s’endormait deux ou trois fois par jour…

Joseph se montrait le moins possible, regagnait Nancy, laissait à sa sœur le soin de se défendre.

Et Maria était à la torture, passait ses journées au couvent des ursulines avec l’angoisse d’apprendre, le soir en rentrant, que tout était découvert.

— Pourquoi avez-vous retiré le corps du réservoir ?

— Il aurait fini par sentir… J’ai attendu trois jours… Le samedi, quand Joseph est revenu, nous l’avons transporté ensemble jusqu’à la Meuse.

Elle avait, elle aussi, des gouttes de sueur, mais pas sur le front : au-dessus de la lèvre supérieure, exactement où la peau était duvetée.

— Quand j’ai vu que l’inspecteur nous soupçonnait et menait son enquête rageusement, j’ai pensé que le meilleur moyen de faire taire les gens était de m’adresser moi-même à la police… Si l’on n’avait pas retrouvé le corps…

— On aurait classé l’affaire ! gronda-t-il.

Et il ajouta en recommençant à marcher :

— Seulement, il y avait le marinier, qui avait vu jeter le corps à l’eau et qui avait repêché le marteau et la veste…

Et son cynisme, à lui aussi, ne dépassait-il pas celui des bandits professionnels ? Il ne disait rien à la police ! Ou plutôt il mentait ! Il laissait entendre qu’il en savait plus long qu’il ne voulait bien l’avouer !

À Gérard Piedbœuf, il allait déclarer qu’il pouvait faire condamner les Peeters et, comme prix de ce témoignage, il recevait deux mille francs.

Mais il ne témoignait pas. Il s’adressait à Anna. Il lui mettait, à elle aussi, le marché en main.

Ou bien elle ne lui donnerait rien et il parlerait. Ou bien elle lui verserait la forte somme et il quitterait le pays, laissant ainsi les soupçons peser sur lui, les détournant de la maison des Flamands !

C’était Marguerite qui avait payé ! Il fallait faire vite ! Maigret avait déjà trouvé le marteau ! Anna ne pouvait pas quitter l’épicerie sans attirer l’attention ! Elle remettait un mot pour sa cousine au marinier.

Et celle-ci accourait un peu plus tard.

— Que se passe-t-il ?… Pourquoi as-tu ?…

— Chut !… Joseph va arriver… Vous vous marierez bientôt…

Et la vaporeuse Marguerite n’osait pas en demander davantage.

Le samedi soir, il y avait dans la maison une atmosphère de détente. Le danger était conjuré. Le marinier était en fuite ! Il suffirait désormais qu’il ne se fît pas prendre !

— Et, comme vous craigniez la nervosité de votre sœur Maria, grogna Maigret, vous lui avez conseillé de rester à Namur, de se faire porter malade ou de se donner une entorse…

Il étouffait. On entendait à nouveau le piano, mais il jouait cette fois le Comte de Luxembourg !

Anna se rendait-elle compte de la monstruosité de son geste ? Elle restait absolument calme. Elle attendait. Son regard avait toujours la même limpidité.

— Ils vont s’inquiéter, en bas ! dit-elle.

— C’est vrai ! descendons…

Mais elle ne bougeait pas. Elle restait debout au milieu de la chambre, arrêtant son compagnon d’un geste.

— Qu’est-ce que vous allez faire ?

— Je vous l’ai dit trois fois ! soupira Maigret avec lassitude. Je rentre à Paris ce soir.

— Mais… pour…

— Le reste ne me regarde pas ! Je suis ici sans mission. Voyez l’inspecteur Machère…

— Vous lui direz ?

Il ne répondit pas. Il était déjà sur le palier. Il respirait l’odeur douce et sucrée éparse dans toute la maison, et la pointe de cannelle qui dominait lui rappelait de vieux souvenirs.

Il y avait une raie lumineuse sous la porte de la salle à manger. On entendait plus distinctement la musique.

Maigret poussa l’huis, s’étonna de voir Anna, qu’il n’avait pas entendue, entrer en même temps que lui.

— Qu’est-ce que vous complotiez tous les deux ? questionna le docteur Van de Weert, qui venait d’allumer un énorme cigare et qui en suçait le bout comme un enfant suce une tétine.

— Excusez-nous… Mlle Anna me demandait des renseignements au sujet d’un voyage que, je crois, elle veut entreprendre un de ces jours…

Marguerite avait brusquement cessé de jouer.

— C’est vrai, Anna ?

— Oh ! pas tout de suite…

Et Mme Peeters, qui tricotait, les regardait tous avec un rien d’inquiétude.

— J’ai rempli votre verre, monsieur le commissaire… Je connais vos goûts, maintenant…

Machère, le front soucieux, observait son collègue en essayant de deviner ce qui s’était passé.

Quant à Joseph, il avait le sang à la tête, car il avait bu plusieurs verres de genièvre coup sur coup. Ses yeux étaient brillants, ses mains agitées.

— Voulez-vous me faire un plaisir, mademoiselle Marguerite ? Jouez-moi une dernière fois la Chanson de Solveig…

Et, s’adressant à Joseph :

— Pourquoi ne lui tournez-vous pas les pages ?

C’était de la perversité, comme quand on appuie du bout de la langue sur une dent malade afin de provoquer la douleur.

De la place où il était, un coude sur la cheminée, son verre de schiedam à la main, Maigret dominait tout le salon, Mme Peeters penchée sur la table et auréolée par la lumière de la lampe, Van de Weert qui fumait en étirant ses petites jambes, Anna qui restait debout contre le mur.

Et, au piano, Marguerite qui jouait et chantait, Joseph qui tournait les pages…

Le dessus de l’instrument était garni d’une broderie et de nombreuses photographies : Joseph, Maria et Anna enfants, à tous les âges…

… Que Dieu veuille encore…

Mais c’était surtout Anna que le commissaire étudiait. Il ne se tenait pas encore pour battu. Il espérait quelque chose, sans savoir quoi au juste.

Un vrai trouble, en tout cas ! Peut-être un mouvement convulsif des lèvres ? Peut-être des larmes ? Peut-être même un départ précipité…

Le premier couplet s’acheva sans que rien de pareil se fût produit et Machère murmura à l’oreille du commissaire :

— On reste encore longtemps ?

— Quelques minutes…

Pendant ce bref échange de paroles, Anna les regarda par-dessus la table, comme pour s’assurer qu’un danger ne se préparait pas pour elle.

… Pour ne plus me quitter…

Et tandis que le dernier accord résonnait encore, Mme Peeters murmurait, sa tête blanche toujours penchée sur son ouvrage :

— Je n’ai jamais souhaité de mal à personne, mais je répète que Dieu sait ce qu’il a à faire !… Est-ce que cela n’aurait pas été malheureux que ces enfants…

Elle n’acheva pas, parce qu’elle était trop émue. Elle écrasa une larme sur sa joue avec le bas qu’elle était occupée à tricoter.

Et Anna restait impassible, le regard braqué sur le commissaire. Machère s’impatientait.

— Allons !… Vous m’excuserez de vous quitter brusquement, mais mon train est à sept heures et…

Tout le monde se levait. Joseph ne savait où regarder. Machère bafouillait, trouvait enfin la phrase qu’il cherchait, ou quelque chose d’approchant.

— Je suis désolé de vous avoir soupçonnés… Mais avouez que les apparences… Et si ce marinier n’avait pas pris la fuite…

— Tu reconduis ces messieurs, Anna ?

— Oui, mère…

Si bien qu’ils ne furent que trois à traverser l’épicerie. La porte en était fermée à clé, car on était dimanche. Mais une lampe brûlait en veilleuse, mettait des reflets sur les plateaux de cuivre de la balance.

Machère serra la main de la jeune fille avec empressement.

— En vous demandant encore pardon…

Maigret et Anna restèrent quelques secondes debout l’un en face de l’autre et Anna balbutia enfin :

— Soyez tranquille… Je ne resterai pas ici…

Dans la nuit du quai, Machère parlait sans arrêt, mais Maigret n’entendait que des bribes de son discours.

— … du moment que le nom du coupable est connu, je rentrerai demain à Nancy…

« Qu’est-ce qu’elle a voulu dire ? songeait le commissaire. Je ne resterai pas ici… Est-ce qu’elle aura vraiment le courage… ? »

Il regarda la Meuse où les becs de gaz alignaient de cinquante en cinquante mètres des reflets déformés par le flot. Une lumière plus vive, de l’autre côté du fleuve, dans la cour de l’usine où, cette nuit encore, le vieux Piedbœuf apporterait des pommes de terre qu’il cuirait sous la cendre.

On passa devant la ruelle. Il n’y avait pas de lumière dans la maison.

XI

La fin d’Anna

— Tu as réussi ton affaire ?

Mme Maigret s’étonnait de voir son mari de si méchante humeur. Elle tâtait le pardessus qu’elle venait de l’aider à retirer.

— Tu as encore circulé sous la pluie… Un jour, tu attraperas des douleurs et tu seras bien avancé !… Qu’est-ce que c’était, cette histoire-là ?… Un crime ?…

— Une affaire de famille !

— Et la jeune fille qui est venue te voir ?

— Une jeune fille ! Donne-moi mes pantoufles, veux-tu ?

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