Simenon, Georges - Maigret

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    Maigret
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Simenon, Georges - Maigret краткое содержание

Maigret - описание и краткое содержание, автор Simenon, Georges, читайте бесплатно онлайн на сайте электронной библиотеки LibKing.Ru

Avant d'ouvrir les yeux, Maigret fronça les sourcils, comme s'il se fût méfié de cette voix qui venait lui crier tout au fond de son sommeil : Mon oncle !?


Les paupières toujours closes, il soupira, tâtonna le drap de lit et comprit qu'il ne rêvait pas, qu'il se passait quelque chose puisque sa main n'avait pas rencontré, là où il eût dû être, le corps chaud de Mme Maigret. Il ouvrit enfin les yeux. La nuit était claire. Mme Maigret, debout près de la fenêtre à petits carreaux, écartait le rideau cependant qu'en bas quelqu'un secouait la porte et que le bruit se répercutait dans toute la maison. Mon oncle ! C'est moi ?


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Là-haut, c’était l’heure du rapport. Dans le vaste couloir, cinquante inspecteurs formaient des groupes, discutaient à voix haute, se transmettaient des renseignements et des fiches. Parfois la porte d’un bureau s’ouvrait. On criait un nom, et l’interpellé allait aux ordres.

Quand Maigret parut, il y eut quelques secondes de silence et de gêne. Mais il traversa les groupes avec tant de naturel que les inspecteurs, par contenance, reprirent aussitôt leurs conciliabules.

À droite, meublé de fauteuils de velours rouge, s’ouvrait le salon d’attente du directeur. Un seul visiteur attendait, assis dans un coin : c’était Philippe qui, le menton dans la main, regardait fixement devant lui.

Maigret s’éloigna dans la direction contraire, gagna le fond du couloir, frappa à la dernière porte.

— Entrez ! prononça-t-on à l’intérieur.

Et tout le monde le vit pénétrer, le chapeau sur la tête, dans le bureau du commissaire Amadieu.

— Bonjour, Maigret.

— Bonjour, Amadieu.

Ils se touchèrent le bout des doigts, comme jadis, quand ils se voyaient tous les matins. Amadieu fit signe à un inspecteur de sortir, puis murmura :

— Vous voulez me parler ?

D’un mouvement familier, Maigret s’assit au bord du bureau, prit des allumettes sur la table pour allumer sa pipe.

Son collègue avait reculé son fauteuil, s’était renversé en arrière.

— Ça va, à la campagne ?

— Merci. Et ici ?

— Toujours la même chose. Je dois voir le patron dans cinq minutes.

Maigret feignit de ne pas comprendre ce que ça voulait dire, déboutonna son pardessus, sans se presser. Il était là comme chez lui, et ce bureau, en effet, avait été le sien pendant dix ans.

— Vous êtes ennuyé pour votre neveu ? attaqua Amadieu, qui était incapable de se taire plus longtemps. Je tiens à vous dire que je le suis plus que vous. C’est moi qui ai pris le savon. Et vous savez que c’est allé loin. Le ministre lui-même a envoyé une note au patron. Au point que maintenant je n’ai plus rien à dire. C’est le juge d’instruction qui dirige tout. Gastambide était déjà là de votre temps, je crois ?

La sonnerie du téléphone tinta. Amadieu porta le récepteur à l’oreille, murmura :

— … Oui, monsieur le directeur… Bien, monsieur le directeur… Dans quelques minutes… Je ne suis justement pas seul… Oui… C’est cela…

Maigret connaissait l’objet de cette conversation. On venait, à l’autre bout du couloir, d’introduire Philippe chez le chef.

— Vous avez quelque chose à me demander ? fit Amadieu en se levant. Vous avez entendu. Le patron m’appelle.

— Deux ou trois petites questions. D’abord, Cageot savait-il qu’il était question d’arrêter Pepito ?

— Je ne sais pas. D’ailleurs, je ne vois pas l’importance.

— Pardon. Je connais Cageot. Je sais quel rôle il joue dans la maison. Je sais aussi que parfois on ne se cache pas des indicateurs. Est-il venu ici deux ou trois jours avant le drame ?

— Je pense. Oui, je me rappelle…

— Une autre question : connaissez-vous l’adresse de Joseph Audiat, ce garçon de café qui passait rue Fontaine juste à point pour bousculer Philippe ?

— Il couche à l’hôtel, rue Lepic, si je ne me trompe.

— Avez-vous bien vérifié l’alibi de Cageot ?

Amadieu feignit de sourire.

— Écoutez, Maigret, je connais quand même mon métier !

Ce n’était pourtant pas fini. Maigret avait repéré sur le bureau une chemise de carton jaune, à en-tête du Service des mœurs.

— C’est déjà le rapport sur l’arrestation de Fernande Bosquet ?

Amadieu regarda ailleurs, faillit peut-être s’expliquer franchement avec son interlocuteur, mais, la main sur le bouton de la porte, se contenta de murmurer enfin :

— Que voulez-vous dire ?

— Je veux dire que Cageot a fait arrêter une fille par le Service des mœurs. Où est-elle à cette heure-ci ?

— Je ne sais pas.

— Vous permettez que je jette un coup d’œil sur le dossier ?

Il était difficile de refuser. Maigret se pencha, lut quelques lignes, conclut :

— Elle doit être pour le moment à l’anthropométrie…

La sonnerie du téléphone retentit à nouveau. Amadieu fit un geste.

— Je m’excuse, mais…

— Je sais. Le patron vous attend.

Maigret boutonna son pardessus et sortit du bureau en même temps que le commissaire. Au lieu de s’engager dans l’escalier, il marcha avec lui jusqu’à la salle d’attente aux fauteuils rouges.

— Voulez-vous demander au patron s’il peut me recevoir ?

Amadieu poussa une porte matelassée. Le garçon de bureau disparut, lui aussi, dans le bureau du directeur de la PJ, où Philippe avait été introduit. Maigret attendit, debout, le chapeau à la main.

— Le directeur est très occupé et vous demande de revenir dans le courant de l’après-midi.

Maigret fit demi-tour, traversa à nouveau les groupes des inspecteurs. Ses traits s’étaient un peu durcis, mais il voulait sourire, il souriait, d’un sourire sans gaieté.

Il ne regagna pas la rue, mais s’engagea dans des couloirs étroits, dans des escaliers tortueux qui donnaient accès aux combles du Palais de Justice. Il arriva ainsi devant les locaux de l’anthropométrie, dont il poussa la porte. La visite des femmes était terminée. Une cinquantaine d’hommes, arrêtés au cours de la nuit, se déshabillaient dans une pièce peinte en gris et entassaient leurs vêtements sur des bancs.

Une fois nus, ils pénétraient tour à tour dans la pièce voisine, où des employés en blouse noire prenaient leurs empreintes, installaient les individus sur la chaise anthropométrique et criaient leurs mensurations comme des vendeurs de grand magasin annoncent un débit à la caisse.

Cela sentait la sueur et la crasse. La plupart des hommes, ahuris, plus ou moins empêtrés de leur nudité, se laissaient pousser d’un coin à un autre, esquissaient d’autant plus gauchement les gestes qu’on leur commandait que beaucoup ignoraient le français.

Maigret, cordial, serrait la main des employés et entendait les phrases inévitables :

— Vous êtes venu faire un tour ? Ça va, à la campagne ? Ce que cela doit être épatant, par ce temps-ci !

La lampe au néon éclairait crûment une petite pièce où le photographe opérait.

— Il y a eu beaucoup de femmes, ce matin ?

— Sept.

— Vous avez les fiches ?

Elles traînaient sur une table, car on ne les avait pas encore classées. La troisième était celle de Fernande, avec l’empreinte des cinq doigts, une signature maladroite, un portrait d’un réalisme terrible.

— Elle n’a rien dit ? Elle n’a pas pleuré ?

— Non. Elle a été bien docile.

— Vous savez où on l’a conduite ?

— J’ignore si on l’a relâchée ou si on lui fera faire quelques jours à Saint-Lazare…

Le regard de Maigret errait sur les hommes nus qui se tenaient en rang comme à la caserne. Il porta la main à son chapeau, prononça :

— Au revoir !

— Vous partez déjà ?

Il était même dans l’escalier, où il n’y avait pas une marche qu’il n’eût foulée mille fois. Un autre escalier, à gauche, plus étroit que le premier, conduisait au laboratoire, dont il connaissait les moindres recoins, les moindres fioles.

Il se retrouva au second étage, que la foule des inspecteurs venait de quitter. Des visiteurs commençaient à prendre place devant les portes, des gens qu’on avait convoqués, ou qui venaient spontanément se plaindre, ou encore qui avaient une révélation à faire.

Il avait passé, lui, Maigret, la plus grande partie de sa vie dans cette ambiance, et voilà que tout à coup il regardait autour de lui avec une sorte d’écœurement.

Philippe était-il toujours dans le bureau du patron ? Vraisemblablement non ! À cette heure, il était arrêté, et deux de ses collègues le conduisaient au cabinet du juge d’instruction !

Que lui avait-on dit, derrière la porte matelassée ? Avait-on eu la franchise de lui parler nettement ?

— Vous avez commis une imprudence. Il y a de tels indices contre vous que le public ne comprendrait pas que vous restiez en liberté. Mais nous allons nous employer à découvrir la vérité. Vous restez des nôtres.

On n’avait pas dû lui dire cela. Maigret croyait entendre le patron – mal à l’aise en attendant Amadieu – grommeler entre deux toussotements :

— Inspecteur, je n’ai vraiment pas lieu de me féliciter de vous. Vous êtes entré ici plus facilement que quiconque, grâce à la protection de votre oncle. Vous êtes-vous rendu digne de cette faveur ?

Et Amadieu avait renchéri :

— Dès à présent, vous êtes entre les mains du juge d’instruction. Avec la meilleure volonté du monde, nous, ne pouvons rien pour vous.

Pourtant, cet Amadieu, avec sa longue tête pâle et ses moustaches brunes qu’il passait son temps à effiler, n’était pas un méchant homme. Il avait une femme, trois enfants, dont une fille qu’il voulait doter. De tout temps, il s’était cru entouré de conspirations. Il était persuadé que chacun en voulait à sa place et ne cherchait qu’à le compromettre.

Quant au grand patron, il atteindrait dans deux ans la limite d’âge, et jusque-là il fallait éviter les histoires.

Cette histoire-ci, c’était une vulgaire histoire du milieu, c’est-à-dire du travail courant. Allait-on risquer des complications en couvrant un jeune inspecteur qui s’était fourvoyé et qui, par-dessus le marché, était le neveu de Maigret ?

Que Cageot fût une crapule, tous le savaient. Il ne le cachait pas lui-même. Il mangeait à tous les râteliers. Et quand il vendait quelqu’un à la police, c’est que ce quelqu’un avait cessé de lui être utile.

Seulement, Cageot était une crapule dangereuse. Il avait des amis, des relations. Il savait surtout se défendre. On l’aurait un jour, évidemment. On le tenait à l’œil. On avait même contrôlé son alibi, et l’enquête se poursuivrait honnêtement.

Mais il ne fallait pas faire de zèle ! Il ne fallait surtout pas de Maigret, avec sa manie de mettre les pieds dans le plat.

Il avait atteint la petite cour pavée où de pauvres gens attendaient devant le Tribunal des enfants. En dépit du soleil, il faisait frais, et dans l’ombre, entre les pavés, subsistait de la poussière de givre.

— Crétin de Philippe ! gronda Maigret, qui en devenait malade d’écœurement.

Car il savait bien qu’il tournait en rond comme un cheval de cirque. Il ne s’agissait pas d’avoir une idée de génie ; en matière de police, les idées de génie ne servent à rien. Il ne s’agissait pas non plus de découvrir une piste sensationnelle ni un indice ayant échappé à tous les regards.

C’était plus simple et plus brutal. Cageot avait tué ou fait tuer Pepito.

Ce qu’il fallait, c’était amener Cageot à dire enfin : « C’est vrai ! »

Maigret errait maintenant sur les quais, près du bateau-lavoir ; il n’avait pas le droit de faire comparaître le Notaire dans un bureau, de l’y enfermer pendant quelques heures, ni de lui répéter cent fois la même question, de le bousculer au besoin pour lui casser les nerfs.

Il ne pouvait pas non plus convoquer le garçon de café, le patron du tabac, les autres qui, chaque soir, jouaient à la belote à cent mètres du Floria.

À peine s’était-il servi de Fernande qu’on la lui avait littéralement confisquée.

Il atteignit la Chope-du-Pont-Neuf, dont il poussa la porte vitrée, serra la main de Lucas assis près du comptoir.

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