Ольга Тогоева - Дела плоти. Интимная жизнь людей Средневековья в пространстве судебной полемики
- Название:Дела плоти. Интимная жизнь людей Средневековья в пространстве судебной полемики
- Автор:
- Жанр:
- Издательство:Центр гуманитарных инициатив
- Год:2018
- Город:СПб.
- ISBN:978-5-98712-838-1
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Ольга Тогоева - Дела плоти. Интимная жизнь людей Средневековья в пространстве судебной полемики краткое содержание
Книга адресована историкам, правоведам, филологам, культурологам, а также широкому кругу читателей, интересующихся историей повседневности и частной жизни.
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Armand F. Op. cit. P. 269–273. К сожалению, Ф. Арман не привел в данном случае источники своей информации.
1129
’ Armand Е Op. cit. Р. 135–136. Упоминание источника информации здесь также отсутствует.
1130
Данная история приведена на французском тематическом сайте: Histoire des bourreaux// http://histoiresdebourreaux.blogspot.ru/2009/05/femmes-bourreaux.html(дата обращения — 31.10.2017).
1131
Armand F. Ор. cit. P. 136. Delarue J. Op. cit. P. 71–73; Chomarat M. Quand le bourreau de Lyon était une femme H Bulletin municipal officiel de Lyon. 14 juillet 2002. Cm. также научно-популярные работы: Avril N. Monsieur de Lyon. P„2007; Chamou-ton Ch. Histoires vraies en Bretagne. Villeveyrac, 2012.
1132
“Margueritte Julienne le Paistour, fille [de] Guillaume, sieur de la Chesnais et de Margueritte Girard, ses père et mère, née le second d’aoust an présent, fut baptisée le mesme jour par Messire Gilles Duchesne, prêtre; parain, François Le Conte; marainne, Julliene Girard, en présence des soussignans” (Archives communales de Cancale et départementales de rille-et-Vilaine, registres paroissiaux de Cancale, цит. no: Richelot R. Une jeune aventurière cancalaise au XVIII esiècle, d’après un comtemporain H Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d’Ille-et-Vilaine. 1933. T. 59. P. 1–8, здесь P. 5).
1133
“Marguerite Julienne Lepaistour fille de deffunts Guillaume Lepaistour et Marguerite Girard, son épouse, habitants de la ville et paroisse de Cancale, diocèse de St Malo, en Bretagne… étant décédés conformément… aux certifficats qu’en a raporté l’épouse du Sr curé de Cancale don elle est originaire” (Acte de mariage de Marguerite Le Paistour // Archives de la Chambre des Notaires du Rhône, цит. no: Une Cancalaise, exécuteur du Roy H http://cancagen. ffee.fr/Documents/lepetou.htm, дата обращения — 31.10.2017).
1134
Extrait d’une lettre écrite de Lyon le 20 janvier 1749 au sujet de l’exécuteur de la Haute-Justice de cette ville, lequel a été reconnu pour femme travestie, & arrêté pour cause de vol. S.I., 1749 (курсив мой — O.T.). Экземпляр этого письма, опубликованного в виде отдельного оттиска, хранится в Национальной библиотеке Франции: BNF. Département Droit, économie, politique, 4-FM-20007.
1135
“On arrêta le 17. du présent mois plusieurs Voleurs aux environs de cette Ville, dont les dépositions ont chargé l’Exécuteur de la Haute-Justice, et l’ont déclaré Recelleur de leurs Vols. Ledit Exécuteur a été arrêté en conséquence, et l’on a effectivement trouvé chez lui des Effets de toute espèce et de grand prix” (Ibid. P. 1).
1136
“On a reconnu ensuite par la recherche qu’on a faite sur sa personne, que ledit Exécuteur étoit une femme travestie en homme, qui depuis un tems considérable exerce les fonctions de cet emploi” (Ibid., курсив мой — O.T.).
1137
“Elle devoit se sauver la nuit du 17. au 18. à Grenoble, ainsi qu’il résulte de ses dépositions” (Ibid.).
1138
“Cette affaire, par sa singularité est aujourd’hui l’objet de toutes les conversations de la [projvince, d’autant plus que la confiance de cette femme étonne tous ceux qui vont la voir en prison” (Ibid. P. 1–2, курсив мой — O.T.).
1139
“Comme elle a déjà exécuté à mort trois hommes avec beaucoup d’habileté, elle se flatte d’obtenir sa grâce par égard pour ses talents sur cet article, non seulement pour elle, mais encore pour une autre créature qui a toujours passée pour sa femme” (Ibid. P. 2, курсив мой — O.T.).
1140
“…l’attestation de liberté des dites parties” (Acte de mariage de Marguerite Le Pais-tour). Впрочем, речь могла идти и о незамужнем статусе невесты — свободной на тот момент от супружеских уз.
1141
“Après avoir publiés trois fois dans cette église paroissiale sans avoir découvert aucun empêchement… ont reçu la bénédiction nuptiale et contracté mariage par paroles de présent en une chapelle dépendante de l’église paroissiale de Ste Croix… par nous custode vicaire général du diocèse soussigné, en présence de Srs Pierre Janpierre, maître chapelier demeurant grande rue de l’hôpital, Gabriel Bernoud, marchand épicier à la poullaillerie de St Nisier, Gilbert Dumont, maître fabriquant place des Cordeliers, Renaud Desnoyers, notaire royal à Charlieu” (Ibid.).
1142
“Marguerite Marie Jacquemine Roche, fille légitime de Noël et de Marguerite Paitout… en présence du père et de plusieurs autres” (Archives communales de Can-cale et départementales de l’Ille-et-Vilaine, registres paroissiaux de Cancale, цит. no: Richelot R. Op. cit. P. 7).
1143
Рассказ отца Ришара о Маргарите Ле Петур стал известен французским читателям в 1933 г. из публикации Рене Ришло, имевшего труд монаха-францисканца в своей библиотеке (см. прим. 12).
1144
“Une Jeune fille nommée Marguerite Julienne Lepetou, née à Cancale en dix sept cent vingt ou vingt-un, ville de France, dans la haute Bretagne, au bord de la mer avec une rade, à trois lieuës de Saint-Malo, et dont le père étoit capitaine d’un vaisseau marchand, qui avoit des possessions en Amérique” (Richelot R. Op. cit. P. 1–2).
1145
Рене Ришло полагал, что брат у Маргариты действительно существовал, поскольку ему удалось найти в приходских книгах Канкаля запись о крещении некоего Франсуа Петура (Paitour), родившегося 8 октября 1717 г.: Ibid. Р. 5.
1146
“Ayant été maltraitée par sa belle-mère, sortit de la maison paternelle, et pour déguiser son sexe, elle prit les habits de son frère, et sous cet habillement, s’étant éloignée de sa patrie” (Ibid. P. 2).
1147
“Elle se présenta à un curé en qualité de servant de messes. Le curé la reçut sous ce déguisement et sous le nom d’Henri, quelle avoit adopté” (Ibid.).
1148
“Après l’avoir servi pendant quelques années, elle s’engagea dans les troupes de France, et y servit. Elle en déserta et fut servir dans les troupes de Marie-Thérèse d’Autriche, impératrice, reine de Hongrie et de Bohême” (Ibid.). Возможно, речь шла об участии Маргариты Ле Петур в войне за австрийское наследство (1740–1748), в которой Марии-Терезии пришлось отстаивать владения, доставшиеся ей от отца, императора Карла VI.
1149
“Ayant encore déserté avec douze françois qui, voulant retourner en France, furent à Strasbourg, sur la parole du gouverneur. Les douze françois furent incorporés dans des régimens; mais, elle, étant d’une petite taille, on lui permit de se retirer dans son pays” (Ibid.).
1150
“Il passa auprès d’elle une espèce de monsieur, bien habillé, qui lui demanda si elle vouloit le servir. Elle y consentit. Il la conduisit chez lui, sans quelle scut ce qu’il étoit mais, après quinze jours de résidence, elle s’apperçut qu’il étoit l’exécuteur de Strasbourg. Cette connoissance ne l’obligea point à chercher un autre maître elle prit goût pour le noble emploi de celui-ci” (Ibid.).
1151
“Elle apprit que dans le Languedoc on pourroit avoir besoin de son ministère. Elle partit pour s’y rendre, et arriva à Montpellier, où elle servit de second à l’exécuteur qui y étoit établi mais, comme elle étoit fort habile dans l’art d’expédier les gens pour l’autre monde, elle voulut être maître” (Ibid.).
1152
“Elle sçut qu’à Lyon il n’y avoit point d’exécuteur; elle partit de Montpellier pour s’y rendre, et, dans la route, elle rencontra un soldat qui avoit débauché une fille du com-tat d’Avignon; elle fit connoissance avec elle, elle lui découvrit son dessein et lui dit quelle passerait pour sa femme. Elles partirent ensemble pour Lyon, et abandonnèrent le soldat” (Ibid. P. 2–3).
1153
“Etant arrivée à Lyon, elle fut acceptée pour exécuteur, sous le nom d’Henri, et conduite avec les cérémonies ordinaires, c’est-à-dire avec deux cavaliers de la maréchaussée de Lyon, au fauxbourg de la Guillottière, dans la maison sise auprès de l’église de la Magdelaine, destinée pour ceux qui sont élevés au dit emploi” (Ibid. P. 3).
1154
“Elle avoit exercé à Lyon pendant vingt-sept mois l’office d’exécuteur, sous l’habit d’homme et le nom d’Henri, y ayant pendu, rompu, foüetté et marqué plusieurs criminels. Elle exécutoit avec plaisir les personnes de son sexe, mais avec beaucoup de peines (sic) celles qui ne l’étaient pas” (Ibid. P. 4).
1155
“Le sexe de cet exécuteur femelle fut reconnu sur la fin du mois de janvier dix sept cent quarante neuf, par sa servante qui, en le couchant, reconnut son sexe” (Ibid. P. 3).
1156
“Fit le rapport à monsieur Richard, procureur d’office au fauxbourg de la Guillottière, qui en donna avis à monsieur de Quinsson, procureur du Roi, qui la fit conduire aux prisons de la ville de Lyon” (Ibid.).
1157
“Elle [у] demeura trois mois sous le nom d’Henriette, à la fin desquels elle s’y maria avec un laquais de monsieur de Rochebaron, commandant pour le Roi dans la ditte ville de Lyon” (Ibid.).
1158
“Après son mariage, elle sortit des prisons sous le nom d’Henriette, et elle partit pour son pays avec son mari. Un sujet du roi cf Espagne, né en Catalogne, fut mis en sa place et prit possession de ce tragique emploi le six février dix sept cent quarante neuf” (Ibid. P. 4).
1159
“Le détail de cette histoire a été tiré de l’aveu de la même Henriette qui en a fait le rapport à l’auteur des présents mémoires, lorsqu’elle étoit dans les prisons de Lyon” (Ibid.).
1160
La Bigarure ou Gazette galante, historique, littéraire, critique, morale, satirique, sérieuse et badine. 1751. № 7. P. 56–60 (цит. no: Monseieur de Lyon H http://www. guichetdusavoir.org/viewtopic.php?t=26947, дата обращения — 31.10.2017).
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